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De l'intérêt de participer à des salons professionnels - Exemple de Pollutec 2018

Mis à jour : 4 févr 2019



Participer à des salons professionnels n'est pas seulement intéressant pour des aspects de business et de réseautage, mais réellement essentiel pour tout entrepreneur et toute entreprise qui veut rester au contact de son environnement.


Mes participations au salon Pollutec qui vient de se dérouler (27-30 décembre 2018 à Eurexpo Lyon), mais aussi au salon Entreprises et Territoires (15 novembre 2018 à Beauvais) me l'ont encore prouvé.



Pourquoi essentiel?

Car il parait inconcevable, naïf, voire dangereux pour une entreprise de ne se concentrer que sur son activité et de ne pas se préoccuper de son environnement proche ou plus éloigné, de ne pas être curieux des évolutions des tendances et du marché, et de ne venir rencontrer ses clients "avec ses gros sabots" que lorsque qu'on a besoin d'eux.


Bien entendu, ces salons ne sont pas des cours de récréation où tous les codes professionnels sont abolis. Cela reste un lieu où l'on fait des affaires et du business, et où chacun rivalise d'ingéniosité et/ou de moyens pour attirer le visiteur sur son stand, parfois à grand renfort de petits fours ou autre appât gastronomique, ou simplement sur des idées, exemples et arguments.

Ces salons ont donc avant tout une fonction d'animation de réseau et d'opportunités de marchés, mais à y regarder de plus près, cela se fait de manière différente, plus informelle, plus conviviale que dans un contexte commercial et concurrentiel classique.

Car au-delà de ça, cela permet d'avoir un temps de recul, une respiration dans le rythme soutenu du quotidien et de la vie de l'entreprise.

Cela donne l'opportunité de faire ce pas de côté afin de mieux observer son environnement, suivre les tendances, être à l'écoute, faire du benchmark chez les concurrents, échanger avec des partenaires ou prestataires potentiels que l'on rencontre parfois au détour d'une allée et dont on ne soupçonnait même pas l'existence.


Il ne faut donc pas le voir comme un coût (en temps et en argent) mais comme un investissement pour l'avenir.


En effet, si gigantesque que soit le salon, il n'en reste pas moins que ce genre d'événement donne l'occasion à de toutes petites structures de se retrouver à proximité de mastodontes et multinationales, leur apportant une visibilité, favorisant le mélange d'idées et d'approches, si ce n'est entre les exposants eux-mêmes, au moins pour les visiteurs.


C'est donc nécessaire pour rester en veille, prendre la température des marchés, des attentes des clients, des nouveautés des concurrents, pour sentir les tendances afin de les anticiper et ainsi, ne pas attendre d'être au pied du mur pour opérer une redirection de ses activités car on n'a pas senti ou pas voulu voir le vent tourner.

Pour ma part, de par mon parcours, mon expérience d'auditeur et simplement mon tempérament, c'est un formidable terrain de jeu et surtout d'observation.

J'aime voir les grandes tendances qui se dégagent, écouter les arguments mis en avant par les uns et les autres, pour alimenter mes propres réflexions, méthodes et argumentaires.


Cette année, ce qui m'a sauté aux yeux, c'est l'omniprésence de la réalité virtuelle, déclinée sous plusieurs formes, qu'il s'agisse de démonstrations techniques, de visites virtuelles ou encore comme outil de formation (pour les manœuvres et réparation d'engins notamment), nécessitant moins de moyens en termes de matériels et de surface.


Au niveau high-tech, on note aussi la présence importante de drones et robots guidés à distance qui marquent une évolution des pratiques (entretien, maintenance) permettant un travail plus qualitatif et réduisant la pénibilité.

Mais à contrario, d'autres structures parient sur la "low-tech", la technologie faisant appel à de la recherche et développement mais pour créer des produits les moins chers possible, les moins difficiles à utiliser et donc accessibles à tous, comme c'est le cas de Plastic Odyssey, par exemple.

J'ai également pu discuter assez longuement avec un exposant/conférencier de Reihzan qui propose "La formation par l'immersion naturelle pour inspirer les entreprises" et qui me disait qu'il exposait depuis une dizaine d'années et qu'au début, personne ne l'écoutait et ne s'arrêtait à son stand mais que désormais, il commençait à récolter les fruits de son action qui s'est construite dans la durée, qu'il a affinée au fur et à mesure des salons.

Désormais, il ne parle plus dans le désert, son message trouve un écho, y compris au sein de grands groupes.

Mon ressenti à la fin de ces 2 jours passés à Pollutec 2018 est que cela a été très instructif et inspirant, notamment grâce à de nombreuses conférences et tables rondes, mais surtout aussi grâce aux rencontres qui viennent compléter les présentations et plaquettes, allant bien au-delà du simple échange de cartes de visites.

Car l'écologie, comme tout type d'activité, peut être abordée de plusieurs manières et Pollutec est un révélateur, entre ceux qui voient la nature comme une ressource à préserver et d'autres comme un business à exploiter, il existe tout un panel de nuances.

A chaque visiteur et exposant de trouver sa place et créer le lien selon l'approche qui lui correspond.


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